La bienveillance a-t-elle sa place en entreprise ?

 

Le 3 novembre dernier, à l’occasion de la journée internationale de la bienveillance, nous revenions sur cette notion clivante, taxée de naïveté par certains, louée pour ses bienfaits par d’autres et dont la popularité n’est plus à prouver. Pourtant, entre adhésion et rejet, l’attitude à adopter face à la bienveillance fait débat.

Quelles nuances et différences faut-il reconnaître entre la bienveillance et d’autres émotions sociales positives telles que la gentillesse, la bonté, l’écoute et l’empathie ? Entre les ardents défenseurs et les fervents pourfendeurs de la bienveillance, peut-on trouver un juste milieu ? Enfin — et surtout, la bienveillance a-t-elle sa place en entreprise ?

Chez Extia, lorsque nous traitons d’agilité, une phrase revient comme un refrain.

“Ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, ni le plus intelligent. C’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement.”

Avec Darwin, nous soulignons le caractère compétitif du monde du travail. Sans nier cette réalité, cette citation ne doit pas être mal perçue. Premièrement, l’agilité ne se limite pas à la réactivité et à l’adaptation. Faisant nôtre la définition de Jérôme Barrand, l’agilité est la capacité de mouvement pertinent individuel et collectif face à un environnement turbulent. Elle porte donc une notion d’anticipation des risques et des conséquences.

Secondement, quels rapports pouvons-nous établir entre Darwin, l’agilité et la bienveillance ? Il peut être pertinent — et rassurant — de rappeler que le moteur de la survie n’est pas l’égoïsme ou la compétition mais la collaboration. Contre les stéréotypes et les accusations récurrentes à l’encontre de la bienveillance et sa supposée niaiserie, cette relecture de Darwin apporte un éclairage nouveau.

La bienveillance en entreprise ne nie pas la dimension concurrentielle du monde du travail. Si la notion est aujourd’hui si populaire, c’est peut être que nous sommes passés d’une compétitivité interne à une compétitivité entre les entreprises. Pour les théories évolutionnistes comme dans notre quotidien professionnel, ce n’est pas tant la compétition mais bien la collaboration qui assure le règne des espèces — et des entreprises.

 

Timothée, Coach Agile @Extia.

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