LE LOUP ET LE HÉRISSON

Le fonctionnement d’une équipe ne se limite pas à la somme des individus qui la composent. Justifiant la croyance et l’équation célèbre, 1 + 1 = 3, nous vous proposons de s’attacher au fonctionnement d’une meute de loups.

Pour ce premier détour animalier, nous faisons référence à l’article de Jocelyn Cazes. La force d’une meute naît de son attachement au rythme des plus anciens. Ce principe organisationnel se retrouve dans l’image employée par le Général Lajous. « Une chaîne n’a que la force de son maillon le plus faible. »

Ces deux références – la meute de loup et le Général Lajous – permettent de souligner un trait de caractère essentiel d’une équipe : son rythme. Pour compléter ce détour animalier, nous proposons d’en référer au dilemme du hérisson, forgé par le philosophe allemand Arthur Schopenhauer.

 

 

Face à une vague de froid, les hérissons se resserrent les uns contre les autres. Dans l’instant qui suit, ils ressentent mutuellement leurs piquants et s’écartent les uns des autres. Le besoin de se réchauffer se faisant sentir, l’opération se répète … jusqu’à ce chaque membre du troupeau de hérissons parviennent à trouver la juste place. Par analogie, Schopenhauer fait l’analyse suivante.

 «  Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur vie intérieure, pousse les hommes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses manières d’être antipathiques et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières. »

 

 

Avec Schopenhauer, c’est un enseignement double qui s’offre à nous. Construire une équipe prend du temps – le temps nécessaire pour que chacun trouve sa juste place.

9 novembre 2018
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