#NoVanityMetrics by Oussama Ammar – School of PO

 

Le 13 février dernier, j’ai eu la chance d’assister à la deuxième édition de la conférence #SchoolOfPO à Paris. Une opportunité incroyable pour prendre du recul sur mon quotidien de Product Owner et faire le plein de nouvelles idées.

 

J’ai été surprise par la qualité des interventions et par la diversité des sujets. Aucun ralentissement du rythme après les deux premières keynotes, au contraire. Sur toute la journée, des thématiques traitées avec brio. Pour terminer avec un one woman show inattendu et brillant, celui de Thaïs Vauquières sur le Produit Comique.

 

L’un des contenus m’a particulièrement plu. Il s’agit de l’intervention de Oussama Ammar : #NoVanityMetrics.

 

Il nous fait prendre conscience de l’importance de bien choisir les indicateurs que nous utilisons pour suivre et communiquer les performances de nos produits. Par exemple, il met en exergue la pertinence de mesurer le taux d’engagement d’une application plutôt que le volume d’utilisateurs inscrits. Les métriques « vaniteuses » sont celles qui renvoient une image faussement positive. Gratifiantes à première vue, mais en réalité sans valeur.
Si dans la vie tout le monde ment et que de toutes manières tout le monde s’en fiche, alors communiquons les « Vanity Metrics » à l’extérieur, mais surtout, surtout restons lucides à l’intérieur.

 

Oussama utilise avec humour l’exemple du nombre de dossiers de candidatures que son entreprise reçoit chaque semaine. « On reçoit 2000 dossiers chaque semaine ! » […] « Oui, enfin… sur ces 2000 dossiers, vous pouvez retirer 1500 tarés. Sur les 500 dossiers restants, vous pouvez en retirer 400 qui seront éliminés à la lecture de la première ligne » […] « Il en reste 100. Mais dire qu’on reçoit 2000 dossiers, c’est beaucoup plus sexy… non ? »

 

Il nous parle aussi de la fâcheuse manie des entrepreneurs de toujours vouloir avoir raison, plutôt que vouloir gagner. Il évite ces conversations jugées inintéressantes et calme tout le monde avec un simple : « en attendant… qui fait le plus gros CA ? » (cet indicateur ne trompe pas).

 

En utilisant l’exemple de Netflix, il nous partage son expérience des différences entre ce que les gens déclarent et ce que les gens font. Saviez-vous que le « pouce haut » / « pouce bas » n’avait aucune influence sur les recommandations que vous fait Netflix ? Car si l’entreprise a d’abord commencé par demander aux utilisateurs leurs goûts cinématographiques, elle s’est rapidement rendue compte que l’analyse comportementale différait grandement des données déclaratives. « Vous dîtes que vous aimez Les Petits Mouchoirs mais votre historique montre que vous avez regardé 3 fois Die Hard 4… ». Alors tant pis, on vous proposera plutôt des blockbusters américains. ;-).

 

Plus loin, Oussama nous rappelle l’importance de maîtriser l’ensemble de la chaîne : ce qui est futile tout autant que ce qui est important. Car ce qui semble important l’est parfois beaucoup moins que ce qui semble futile à première vue.

 

Enfin, je retiendrais que selon lui, une bonne User Experience est avant tout une conviction. Et que si vos utilisateurs râlent à la sortie d’une nouvelle version, c’est que vous êtes sur le bon chemin. Les gens râlent pour ce qui est important pour eux. Soyez heureux, vous avez le luxe d’avoir des utilisateurs mécontents ! C’est mieux que des utilisateurs indifférents ou pas d’utilisateurs du tout !

 

Et en bonus, selon Ousssama, si vous avez des enfants vous pouvez considérer que vous avez monté une start-up : « vous n’aviez pas de Business Plan, votre retour sur investissement sera long et la plupart #Fail ».

 

Lucie, Communauté Agile Lille @Extia

Retrouvez son blog ici : http://lucyinthescrum.com/

 
 

 

 

 

 

 

 

 

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